Les 3 étapes du rituel catholique des funérailles

L’Église a prévu des prières dès le moment de la mort jusqu’à la célébration et, après la célébration, pour l’inhumation (ou le dépôt d’une urne dans une tombe ou un columbarium). On trouve ces prières dans le petit livre vert « Rituel des funérailles II » ou dans le guide : « Dans l’espérance chrétienne : célébrations pour les défunts » Desclée-Mame, Paris, 2008). On peut les demander à la paroisse.

 

1ère étape : de la mort à la célébration

Prières dès après la mort, auprès du corps : à la maison ou dans un reposoir ; veillées de prière auprès du corps, « adieu au visage » lors de la fermeture du cercueil ; prières ou chants lors du transfert à l’église (en procession, dans certains villages). Ces prières peuvent être faites par le prêtre quand il est disponible, par un diacre ou un laïc membre du service des funérailles, par un membre de la famille ou un ami.

 

2ème étape : la célébration à l’église (ou dans un autre lieu)

C’est la célébration principale.

« C’est principalement par le sacrifice eucharistique que l’Eglise implore la miséricorde de Dieu pour que le défunt participe à la plénitude pascale de la table du Royaume. On encouragera donc les fidèles, surtout les proches du défunt, à participer au sacrifice eucharistique offert pour le défunt, y compris par la communion… »

La célébration a lieu normalement à l’église paroissiale du défunt. Elle peut avoir lieu dans une autre église (domicile de la famille, chapelle du cimetière, lieu où est mort le défunt…). Dans ce cas, informer la paroisse du domicile.

Le Synode du diocèse de Nice l’a rappelé : « L’église paroissiale, parce qu’elle est le lieu de rassemblement des chrétiens, est le lieu des funérailles chrétiennes. Néanmoins, il demeure possible, et même souhaitable, que l’Eglise ne soit pas absente des divers lieux où les familles se réunissent autour de leur défunt (athanée, crématorium, maison de retraite, hôpital). Le service diocésain des funérailles veille à mettre en œuvre des célébrations appropriées à ces lieux particuliers en collaboration avec les pompes funèbres. La demande par certaines familles de l’eucharistie dans les églises est honorée dans la mesure du possible. »

Pour prévoir le jour et l’heure de la célébration à l’église, contacter les pompes funèbres et la paroisse. Cette dernière donnera rendez-vous à la famille pour rencontrer le prêtre, le diacre ou un officiant mandaté (un laïc qui a reçu une lettre de mission afin de préparer la célébration. Ce n’est pas le rôle des pompes funèbres de contacter directement un prêtre ou un autre officiant. La célébration de l’eucharistie est souhaitable quand le défunt était pratiquant, quand il y a des pratiquants dans la famille, ou parmi ceux qui vont venir. Si ce n’est pas le cas, il est souvent préférable de ne pas célébrer l’eucharistie lors des obsèques, mais la famille sera invitée à une messe à un autre moment afin de prier pour le défunt.

Dans le cas où la famille désire une célébration dans une salle d’athanée, du crématorium ou d’une maison de retraite, le diocèse de Nice a édité un guide pour ce moment de prière commune. La cérémonie prévue se rapproche d’une célébration liturgique sans messe.

Pour prévoir cette cérémonie, on s’adresse à la paroisse du territoire, ou au service diocésain des funérailles (en particulier pour les crématoriums de Nice et de Cannes et pour l’athanée de Nice).

 

Une offrande pour l’Eglise est prévue lors des funérailles (pour les frais de l’Eglise, des officiants…). Le montant fixé par le diocèse est actuellement de 170 euros (en 2017). Une collecte est faite lors de la célébration pour faire célébrer des messes pour le défunt et pour les défunts qui ont le plus besoin de purification.

 

3ème étape : l’inhumation au cimetière (ou dépôt de l’urne)

Au cimetière, les proches disent un ultime adieu au défunt, là où il repose dans l’attente de la résurrection, parfois avec les membres de sa famille qui l’ont précédé. Quand le prêtre (ou un autre officiant) et la plupart des gens vont au cimetière (lorsqu’il est proche de l’église), le rite du dernier adieu peut s’y effectuer.

Le moment de l’inhumation est un moment difficile pour les proches : il est important qu’une prière puisse avoir lieu : si le prêtre (ou un autre officiant) ne peut pas accompagner la famille (ce qui est fréquent), il faut confier à une personne de la paroisse ou à un membre de la famille la tâche de dire une prière devant la tombe. Le diocèse a édité un feuillet pour cela – certaines paroisses aussi – on peut aussi prêter à quelqu’un le petit livre vert (Rituel des funérailles II : prières à la maison ou au cimetière).

Dans le cas d’une incinération, la célébration doit se faire avec le corps présent, dans le cercueil, avant l’incinération. On ne bénit pas une urne. On ne peut pas célébrer des funérailles avec une urne (sauf circonstances très exceptionnelles qui nécessiteraient un accord de l’évêque). On n’admet pas une urne dans une église (on peut éventuellement la déposer dans un atrium ou un lieu digne, quand la célébration des funérailles n’a pas pu se faire avant l’incinération et que les gens viennent avec l’urne).

Une instruction de Rome a rappelé en 2016 que l’inhumation reste la manière de faire la plus conforme à la foi chrétienne. Selon la tradition biblique, depuis Abraham, les morts sont ensevelis en terre ou dans un tombeau. Jésus lui-même a été enseveli dans le tombeau de Joseph d’Arimathie, avant sa résurrection. La basilique du St-Sépulcre à Jérusalem en est témoin. Le cimetière est un lieu de prière, un signe que tout n’est pas fini, que les corps ressusciteront au dernier jour. Les chrétiens vont y prier, se recueillir, se souvenir de leurs défunts ; des célébrations sont organisées dans les cimetières l’après-midi de la Toussaint (1er novembre) ou le jour des Morts (2 novembre).

L’incinération comporte une certaine violence, un certain désespoir : le corps est détruit en quelques heures, réduit en cendres. Quand on disperse les cendres, il n’y a plus de lieu de mémoire, plus rien qui reste du corps du défunt, plus de lieu où se recueillir : c’est pourquoi l’Eglise, même si elle ne refuse plus les funérailles chrétiennes à ceux qui ont choisi l’incinération, la déconseille. Dans le cas d’une incinération, l’Eglise interdit que l’on garde les cendres à la maison (la loi française l’interdit aussi) ou qu’on se les partage ou qu’on les disperse : elle peut refuser les funérailles à ceux qui prévoient une dispersion qui manifeste un refus de croire à la vie éternelle. L’Eglise demande que l’urne soit déposée au cimetière, en terre ou dans la tombe familiale, ou dans un columbarium : une prière est prévue pour le dépôt de l’urne au cimetière (la demander à la paroisse ou au service diocésain).

2017-09-22T10:19:44+00:00
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