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Institut de théologie et de formations pastorales

Conférence inaugurale samedi 25 septembre, de 16h à 17h30, avec le père Jean-Marie Gueullette, au centre pastoral Paul VI à Sophia Antipolis.

Depuis une trentaine d’années, les projets de lois sur la fin de vie se succèdent à un rythme soutenu. La question d’une mort volontaire y est souvent présentée comme un enjeu essentiel. Cette question éthique ne peut être pensée qu’en référence à ses fondements anthropologiques. La promotion de l’euthanasie repose en effet sur le fait que la dignité humaine est identifiée de manière exclusive à l’autonomie, ce qui est discutable. De plus, il faut prendre très au sérieux la souffrance qui est à la source d’une telle revendication. Si beaucoup y voient la meilleure solution, c’est bien souvent parce qu’ils restent traumatisés par la façon dont certains de leurs proches sont morts. C’est donc la prise en charge des personnes en fin de vie, et la manière dont notre société met en œuvre la fraternité dans ces moments-là, qui sont au cœur du problème. Et c’est bien pourquoi la libéralisation d’une mort volontaire ne vient pas répondre à cette attente, comme l’avait déjà affirmé la commission Sicard, en 2012. Bien au-delà d’une simple opposition morale à l’euthanasie, les chrétiens doivent être des acteurs d’une humanisation de la fin de vie. Leur tradition leur permet de se tenir auprès de ceux qui souffrent sans prendre la fuite, car ils s’appuient sur l’engagement de Dieu dans la tragédie humaine, en son Fils.

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