Chers diocésains,

Devant l’évolution de la situation sanitaire due à la propagation du Covid-19 et afin de soutenir les mesures préconisées pour enrayer la diffusion du virus :

  • Je demande que soient appliquées de manière stricte les préconisations déjà données : pas d’eau dans les bénitiers, pas de geste de paix lors de la célébration des messes, communion donnée dans la main.

  • Lors des célébrations dominicales, veiller à ce que le positionnement des fidèles soit d’une chaise sur deux. Pas de manifestations excessives d’accueil : salutations sans poignées de mains, éviter de s’embrasser et d’être trop près les uns des autres.

  • Les autorités demandent de limiter à 100 personnes le nombre de participants à des rassemblements : veillons-y, quitte à ajouter une messe là où nécessaire ou à inviter les paroissiens à participer à des messes en semaine (au besoin, aménager les horaires des offices). Ces recommandations sont valables pour les célébrations d’obsèques, mariages, baptêmes.

  • La tenue de réunions en paroisses, en doyennés ou organisées par des services et mouvements est à envisager au coup par coup, après dialogue avec des responsables diocésains, le vicaire général ou l’évêque.

  • Suite à la fermeture des établissements scolaires, les rencontres de catéchisme et d’aumônerie sont suspendues jusqu’à nouvel ordre.

  • Je demande de ne pas fermer les églises, qui doivent toujours permettre à tous de se recueillir, de prier seul ou à quelques-uns. Cette démarche peut aider à mieux accueillir ces situations difficiles, et en cette période de Carême à mieux percevoir des appels de conversion.

  • Il serait dommageable de priver des personnes « fragiles » de recevoir la communion à leur domicile lorsqu’elles en ont l’habitude. Cela est à envisager au cas par cas, si besoin avec les familles.

La situation suscite inquiétude et peur, mais il n’est pas bon de tomber dans l’irrationnel de propos ou de comportements : gardons-nous de succomber à de tels emballements. Chrétiens, nous nous devons de concourir à tout effort pour que la vie l’emporte. La médecine est là pour garantir que le meilleur sera fait. Agissons avec sagesse et prudence.

J’invite évidemment à la prière pour soutenir les malades et leurs proches, ceux qui cherchent, ceux qui soignent, et les pouvoirs publics. Il est possible de célébrer la messe votive « pour toute détresse » ou « pour les malades » et d’y unir la communauté chrétienne. Des chaînes de prières peuvent être organisées permettant à chacun, depuis chez soi, d’être uni par cette prière d’intercession.

N’oublions pas ce que proposent aux fidèles les médias catholiques pour nourrir leur vie de prière :

  • Le Jour du Seigneur : messe dominicale

  • KTO : messes dominicales et quotidiennes du Pape François, Lourdes : offices et chapelets quotidiens

  • France Culture : messe dominicale

  • RCF : méditation quotidienne de la Parole de Dieu (Évangile du Jour)

A toute personne ne pouvant recevoir la sainte communion, je rappelle que la communion spirituelle est d’un grand profit pour sa vie de foi. Elle peut être soutenue par la lecture de l’Évangile de Saint Jean au chapitre 6, versets 22 à 59 ou des textes de la messe «du Corps et du Sang du Christ».

Soyons vigilants, mais concourons à tous les efforts engagés pour que cette pandémie recule.

Nice, le 13 mars 2020

André MARCEAU
Évêque de Nice