Ensemble pour donner et recevoir

L’hospitalité du diocèse de Nice se vit et son histoire se transmet de génération en génération depuis plus de 80 ans ! Les hospitaliers, tous bénévoles, se mettent au service des personnes malades ou handicapées pendant le pèlerinage du diocèse à Lourdes, une semaine l’été.

Chaque année, depuis 1935, des personnes bénévoles, hommes et femmes, médecins et infirmières, accompagnent des personnes malades, handicapées, âgées ou physiquement en difficulté, à Lourdes. Elles se mettent à leur service une semaine par an, 24 heures sur 24.

350 hospitaliers sont inscrits dans les registres de ce service diocésain, rattaché au service des pèlerinages, et environ 170 partent à Lourdes chaque année, pour une moyenne comprise entre 80 et 100 personnes accompagnées.

« Tout le monde peut devenir hospitalier, explique Magali Astier, responsable depuis 2014, de 14 à 85 ans. Chacun aura une mission en fonction de ses possibilités. » Aucune obligation d’être soignant, cela nécessite juste d’être totalement disponible toute la période du pèlerinage. Il faut bien sûr vouloir se mettre au service de l’autre. Mais personne n’est revenu comme il est parti, lance le slogan de l’hospitalité.

« On reçoit beaucoup dans cette aventure, ajoute Magali Astier. Nous partageons des moments d’échange que l’on ne peut pas vivre au quotidien. On prend le temps pour chacun. »

Il ne faut pas nier que l’aventure, intense émotionnellement, fatigue autant les hospitaliers que les accompagnés, mais apporte un enrichissement tellement plus fort. Côté malades, il s’agit d’une véritable démarche de foi, se rendre sur les pas de Marie, mais également vivre une semaine d’attention réciproque et de rencontres.

Le pèlerinage de l’hospitalité se déroule en même temps que celui du diocèse. Il est en effet important de partager tous ensemble et de recevoir le même message, autour de l’évêque diocésain. Le programme sur place est commun aux deux groupes, avec des activités spécifiques proposées pour chacun.

Pendant le pèlerinage, les bénévoles de l’hospitalité sont régulièrement aidés par les jeunes d’aumônerie. À cela s’ajoute un groupe Jeunes, au sein même de l’hospitalité. L’échange intergénérationnel tient toute sa place. Une manière aussi d’autonomiser les jeunes, de les responsabiliser vis à vis de leur engagement. Ils sont actuellement une quinzaine, âgés de 16 à 25 ans. L’hospitalité leur permet de « devenir quelqu’un à Lourdes », de grandir en se sentant utile.

L’action de l’hospitalité diocésaine s’étend aussi au « Noël des malades » en décembre. Organisée par le groupe Jeunes de l’hospitalité, cette journée festive permet aux accompagnants et malades de se retrouver pour une messe, un repas et un spectacle. De même, tout au long de l’année sont proposées, uniquement aux hospitaliers cette fois, des journées de rencontre joyeuse.

Avant de devenir présidente de ce groupe en 2014, Magali Astier était hospitalière régulière depuis 2001. Infirmière, l’expérience Lourdes lui permet de voir d’autres personnes et différemment. « L’hospitalité est ma bouffée d’oxygène, ma deuxième famille.
J’y rencontre des personnes sur qui je peux compter et le pèlerinage annuel est presque un besoin pour moi. » Pour assurer sa mission, elle travaille en binôme avec Daniel  Bernard, vice président. Chaque mois, elle s’attèle à la rédaction de « La gazette », pour une diffusion des activités et un écho de la vie du groupe. Elle est aussi chargée du bon fonctionnement global de la structure.

Côté finances, les hospitaliers assument individuellement le coût du pèlerinage. Les malades participent en fonction de leurs possibilités. Ce service perdure grâce aux dons (à adresser à : ADN-Hospitalité), aux quêtes réservées (une fois par an par paroisse) et à différentes actions menées (repas, lotos…). Le plus important, ce qui rend l’aventure possible, reste la mobilisation humaine.

Mélanie Raynal

2016-11-21T08:18:47+00:00
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