Petite introduction à la Doctrine sociale de l’Église pour éclairer la problématique de l’empreinte de l’activité humaine, par le père Grégoire Catta, Directeur du service national Famille et Société au sein de la Conférence des évêques de France. Une proposition de “Tout est lié“.

La doctrine sociale de l’Église est un enseignement spécifique de l’Église qui cristallise la rencontre de la Bonne nouvelle de l’Évangile et des questions économiques, sociales et politiques. Elle s’enracine dans des grands textes fondateurs sur la condition des ouvriers (1891), le développement humain intégral (1967), l’écologie intégrale (2015).

Pour Saint Jean Paul II, «l’enseignement et la diffusion de la doctrine sociale de l’Église appartiennent à sa mission d’évangélisation; c’est une partie essentielle du message chrétien».
Et pour François, «la dimension sociale de l’évangélisation précisément parce que, si cette dimension n’est pas dûment explicitée, on court toujours le risque de défigurer la signification authentique et intégrale de la mission évangélisatrice.»

Que pouvons-nous apprendre de la Doctrine sociale de l’Église sur le thème «Produire et créer»? Associer ces deux verbes fait penser à l’enseignement du pape saint Jean Paul II sur le travail humain: par son activité, l’être humain est «image de Dieu». L’homme, par son activité productive, «reflète l’action même du créateur» (Laborem Exercens, 4), à condition qu’elle soit humanisante et non destructrice de la Création de Dieu.

Pour une spiritualité du travail humain, Laborem Exercens évoque aussi la figure même de Jésus, qui a lui-même travaillé.

Avec la Doctrine sociale de l’Église, nous pouvons envisager l’empreinte que laisse notre activité humaine, sur le monde qui nous entoure et qui est notre maison, sur les autres êtres humains, sur nous-mêmes.