Les reliques de sainte Élisabeth de la Trinité à Carros

Le carmel de Carros accueille les 15 et 16 décembre 2018 les reliques de sainte Élisabeth de la Trinité. Tout le monde est invité à participer au programme.

Programme

Samedi 15 décembre 2018
17H45 Accueil solennel des reliques
18H00 Vêpres solennelles
18h30 EUCHARISTIE
21H00 Office des lectures
21H30 Veillée animée par les jeunes

Chapelle ouverte toute la nuit pour la vénération des reliques

Dimanche 16 décembre 2018
8H00 Laudes
15H00 None
11H45 Sexte
17H00 Vêpres
17H30 EUCHARISTIE présidée par le Père J.L.GAZZANIGA, vicaire général
20H30 Veillée

Chapelle ouverte toute la nuit pour la vénération des reliques
Départ des reliques prévu à 7H00 le 17/12

Monastère du Carmel
746, Chemin du Goubet
06510 Carros-Village
Tél. 04 93 29 10 71

Mais qui était Élisabeth de La Trinité ?

1880 – 1906. Carmélite de Dijon, elle a été canonisée par le pape François le 16 octobre 2016 à Rome.

Née dans un camp militaire le 18 juillet 1880, la petite Sabeth est fille de Capitaine et douée d’un tempérament volontaire, turbulent, violent parfois. Mais elle montre aussi un attrait pour tout ce qui est grand et beau et une ouverture à Jésus pour lequel elle veut vaincre, par amour, son « terrible caractère ».
À 13 ans elle obtient le premier prix de piano au Conservatoire. Mais son ambition est ailleurs : elle veut aimer Jésus à la folie, lui consacrer sa vie. Elle mène la vie d’une jeune fille de son temps et tout la passionne : la musique, la mer, la montagne, l’amitié, mais aussi la paroisse, la visite des malades, le catéchisme aux enfants, et plus que tout, et à travers tout, la prière.
De plus en plus Élisabeth se sent appelée au Carmel pour prier sans fin et rapprocher l’humanité de Dieu. Ayant vaincu l’opposition de sa mère, elle entre au Carmel de Dijon à 21 ans. Elle est profondément heureuse : une vie toute de prière, pauvre, rude, mais éclairée par le Soleil de la présence de Dieu et de la charité fraternelle.
Après un postulat radieux et une année de noviciat difficile, elle prononce ses vœux le 11 janvier 1903. La voilà « épouse du Christ ». Elle se nourrit de la Parole de Dieu, surtout de saint Paul, qui l’invite à devenir « la louange de la gloire » de Dieu, ce « Dieu qui nous a trop aimés ».
Élisabeth veut lui rendre amour pour amour au cœur du quotidien, dans la vie de la communauté. Et dans ses lettres elle partage à ses amis, laïcs pour la plupart, la merveilleuse découverte : tous appelés, tous aimés, tous habités par la Présence, tous appelés à la communion avec Dieu, Père, Fils et Esprit Saint.
En 1904 elle compose sa célèbre prière : O mon Dieu Trinité que j’adore où elle se livre entièrement… Atteinte de la maladie d’Addison, alors incurable, elle va connaître en 1906 une longue agonie de neuf mois. Au milieu de grandes souffrances elle exprime encore sa joie d’aimer et de s’offrir. Elle meurt le 9 novembre 1906.

Ses écrits

Les Lettres
Les 346 lettres conservées (84 lettres de jeunesse et 262 au Carmel) montrent une Élisabeth très humaine, douée d’une grande délicatesse de cœur pour ses correspondants. Elle reste proche de ceux qu’elle a quittés, accompagnant chacun à partir de ses préoccupation personnelles, dans le réel et le concret de sa vie. Elle les incite à s’ouvrir à cet Amour de Dieu qui l’envahit et auquel elle se livre.

Les Poésies
Leur valeur leur vient moins de la forme stylistique que de la richesse de l’expérience spirituelle d’Élisabeth qu’elles contiennent : elles révèlent son âme, son cœur de feu, ses puissants désirs. Elles donnent un accès privilégié aux sentiments qui l’animent.
Dans celles écrites au Carmel, pour des occasions précises, Élisabeth chante pour ses sœurs le Mystère d’amour divin qu’elle contemple de la crèche à la Croix.

Le Journal
La partie qui nous est parvenue couvre la période de janvier 1899 à janvier 1900. Élisabeth, jeune fille de 19 ans, s’y dévoile au plus intime d’elle-même : vive et spontanée, d’une grande pureté, ardente dans son amour pour Jésus, patiente et aimante envers sa mère (dont le refus de la laisser entrer au Carmel lui coûte tellement).

Les Traités Spirituels
Il s’agit de quatre textes écrits dans les derniers mois de sa vie.
• Le Ciel dans la Foi
Sous la forme d’une retraite, c’est un souvenir de sa main qu’elle destine à sa sœur Guite. Elle veut l’aider à vivre au contact de Dieu, à travers tout, spécialement son devoir d’état de mère et d’épouse. C’est là qu’elle exprime, avec un lyrisme spontané, ce qu’elle entend par l’appel à devenir « Louange de gloire ».
• La Dernière Retraite
A la demande de sa prieure, Élisabeth note sur un petit carnet ce qui nourrit sa prière lors de sa dernière retraite au Carmel en août 1906. Une dernière fois, en multipliant les citations bibliques, elle dit ce qu’est l’essentiel de sa spiritualité : s’ouvrir à l’amour de Dieu, vivre dans le silence et dans la foi, au-dedans, avec les trois Personnes divines.
• La Grandeur de notre Vocation
Il s’agit d’une longue lettre à destination d’une amie très proche, Françoise de Sourdon, âgée de 19 ans. Elle a la nature ardente d’Élisabeth et celle-ci peut d’autant mieux la guider sur les voies de l’intériorité, l’incitant à laisser avec confiance la grâce baptismale faire son œuvre en elle.
• Laisse-toi Aimer
Dernière lettre rédigée à l’intention de sa prieure, Mère Germaine, et dans laquelle elle l’invite à se « Laisser aimer », à vivre « en société avec l’Amour, croyant à l’Amour ».

2018-10-24T16:12:49+00:00
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