Cette année, le diocèse de Nice compte avec joie 11 séminaristes ! Aux parcours et origines différentes, âgés de 23 à 56 ans, tous ont fait le choix de devenir prêtres pour notre diocèse. Mais qui sont-ils ?

Timothé Casoni (né le 25 octobre 1996)
En 2e année de Groupe de Formation Universitaire (GFU)

Romain Roux (né le 29 avril 1993)
En année de propédeutique au séminaire Saint Luc d’Aix-en-Provence.

Erwan Guirriec (né le 30 août 1982)
En année de propédeutique au séminaire Saint Luc d’Aix-en-Provence.

Sébastien Frisina (né le 25 mars 1975)
Originaire d’Antibes, il étudie en 2e année au séminaire Notre-Dame de l’Espérance à Orléans.

Alexis Andrés Barraza Diaz (né le 1er avril 1987)
Originaire du Chili (Renca-Santiago du Chili), il étudie au séminaire Saint Luc d’Aix-en-Provence, en deuxième année.

Louis Fabre-Monplaisir (né le 2 avril 1984)
Originaire de Brest, il étudie au Studium de Notre-Dame de Vie, en cinquième année.

Étienne Behalaina (né le 24 mars 1984)
En formation en 5e année au séminaire Saint Luc d’Aix-en-Provence.

Jean-Baptiste Giuglaris (né le 4 septembre 1991)
Originaire de Cannes, il étudie au séminaire des Carmes à Paris, en 6e année.

Marcel Ramisy (né le 23 janvier 1980)
Originaire de Madagascar (Antanambao Port Berge), il étudie au séminaire Saint Luc d’Aix-en-Provence en 6e année. Il est en stage dans la paroisse Saint-Matthieu.

Marc Tongalahy (né le 19 novembre 1981)
Originaire de Madagascar (Befandriana), il étudie au séminaire Saint Luc d’Aix-en-Provence en 6e année. Il est en stage dans la paroisse Saint-Vincent de Lérins.

Gustavo Andrés Gonzalez Maturana (né le 19 sept 1991)
Originaire du Chili (San Bernardo), il étudie au séminaire Saint Luc d’Aix-en-Provence et effectue un stage inter-cycle à la paroisse Saint-Véran Saint-Lambert.

Témoignage d’Étienne
Publié dans le livret de la paroisse Saint-Jérôme

Je voudrais vous raconter comment était le cheminement qui m’a porté aux sacrements de l’initiation chrétienne et surtout vous témoigner de «la Grâce particulière» que j’ai reçue par le Sacrement de la Confirmation.

J’ai fait mes premiers pas dans l’Église, enfant, chez moi à Madagascar, quand j’étais en classe de CP grâce à une religieuse. Celle-ci est venue dans notre école à la rencontre des enfants qui souhaitaient préparer le Baptême et elle nous a inscrits au catéchisme. Ma progression aussi bien sur le plan spirituel qu’intellectuel m’a conduit à la première Communion CM1. Comme j’avais à peine 12 ans, il me fallait attendre mes 15 ans pour accéder à la Confirmation. Certes, on pouvait bien suivre le catéchisme, toutefois j’étais paresseux et trois ans de caté, c’était long… Enfant de chœur, j’assistais toujours à la messe mais je ne suivais plus le catéchisme, et donc, j’avais laissé tomber la Confirmation.

Quand je suis entré au séminaire, j’ai senti l’action de la Providence. Une semaine après la rentrée scolaire, notre père directeur nous a demandé : «Qui parmi les séminaristes n’est pas encore confirmé ?». Nous étions trois. «Bien, dit-il. Allez chez la sœur responsable du catéchisme pour vous inscrire à la préparation au sacrement de la confirmation pour le mois d’octobre.» C’est-à-dire quelques semaines plus tard. J’étais très content, j’allais enfin recevoir la confirmation, j’avais 18 ans.

Voici comment la grâce de Dieu s’est présentée. Durant mon enfance et adolescence, j’étais un enfant paralysé par la timidité et la peur. En effet, je n’osais rien faire sous le regard d’autrui. Il n’était pas question de prendre la parole en public. Par exemple, lire la Parole de Dieu devant l’assemblée à l’église me faisait trembler ; en classe par honte du ridicule, je renonçais toujours à intervenir. Il y avait aussi la peur de la solitude surtout dans la nuit tropicale, peur des fantômes, des sorciers ou sorcières…

Dès le sacrement de la confirmation, tout ce mal-être a définitivement disparu. J’étais soudain libéré sans savoir comment. Pour moi, c’est la force de l’Esprit Saint qui m’a désenchainé. À tel point qu’en 2003, ceux qui me connaissaient depuis l’enfance furent stupéfaits en voyant que j’osais chanter les litanies des saints lors de l’ordination sacerdotale de mon frère. Ils disaient : «C’est incroyable qu’Étienne ait l’audace de chanter devant un millier de personnes comme cela». Oui, c’était bien moi !

Je suis convaincu que si je n’avais pas reçu le sacrement de la confirmation ma timidité et ma peur seraient devenues une maladie invalidante. Donc, pour celles et ceux qui n’ont pas encore reçu ce sacrement, je les invite à s’engager. L’Esprit Saint saura agir.