Abbatiale Saint-Pons (Nice)

Abbatiale Saint-Pons / Ville de Nice

Lieu emblématique de la ville de Nice, l’abbatiale Saint-Pons vient d’être intégralement restaurée par la commune. Deux années et demie de travaux furent nécessaires pour permettre une réouverture au public de ce majestueux édifice.

Fermée au public depuis 1999, l’abbatiale Saint-Pons n’était plus utilisée pour le culte depuis une quinzaine d’années. Les Niçois l’ont redécouvert durant l’été 2016, à l’occasion de l’exposition « Extase » des œuvres monumentales de l’artiste plasticien Ernest Pignon-Ernest. La ville de Nice, propriétaire de l’édifice, a alors entrepris des travaux de rénovation, dans le cadre d’un plan global de sauvegarde et mise en valeur du patrimoine. Elle renoue également ainsi avec son passé baroque.

Les travaux débutent à la fin de l’année 2016 pour remettre en état ce lieu vétuste et difficile d’accès. La restauration complète comprend l’intérieur et l’extérieur de l’abbatiale, les stucs, le sol, les marbres et enduits, le mobilier tout comme les œuvres d’artistes qui y étaient encore présentes. Colossal chantier de presque trois millions d’euros, financé par la ville de Nice, la DRAC, la région et des donateurs, accompagné par la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) et les Monuments historiques, l’église étant classée depuis 1913.
La Commission diocésaine d’Art sacré (CDAS) est associée au projet depuis le début, notamment dans la rénovation du mobilier. « Et depuis cette date, les bonnes relations sont régulières avec la direction du patrimoine historique, archéologique et des archives de la métropole Nice Côte d’Azur » explique Gilles Bouis, délégué diocésain à l’Art sacré. Ce qui augure des relations entre propriétaire et affectataire, à travers leurs représentants, comme pour les projets de restauration des églises Notre-Dame du Port et du Gesù (Saint-Jacques-le-Majeur).

L’importante campagne de restauration vient de s’achever. L’Église catholique, affectataire des lieux, a élaboré un projet pastoral afin de continuer sa mission d’annonce de l’Évangile dans ce haut lieu de l’histoire religieuse de la ville de Nice. Située sur le territoire de la paroisse Saint François-de-Sales, l’abbatiale est appelée, comme par le passé, à répondre aux attentes des communautés humaines présentes dans le quartier et au sein de l’hôpital.

Après l’inauguration par la Ville de Nice le 10 mai, une messe solennelle d’inauguration est prévue le 2 juin, présidée par Mgr André Marceau, avec la participation de la Maîtrise de la cathédrale Sainte-Réparate et la musique des Sapeurs-Pompiers de la Ville de Nice. Au cours de cette célébration, Mgr l’évêque réinstallera les reliques de saint Pons dans sa chapelle.

Histoire

Fondée à la fin du VIIIe siècle sur l’emplacement de la sépulture du martyre de saint Pons, l’abbaye est construite sur un promontoire entre la colline de Cimiez et la vallée du Paillon en contrebas. Confiée aux bénédictins, l’abbaye se développe au cours du Moyen Âge et connait un rayonnement sans précédent au XIIe siècle. Son influence, tant spirituelle que temporelle, permet de fonder de nombreuses églises dans la ville de Nice et sa région.

Dans la première moitié du XVIIIe siècle, les bénédictins font reconstruire l’abbatiale selon l’esthétique baroque. D’inspiration turinoise, le projet architectural se veut ambitieux : deux clochers symétriques, une terrasse panoramique et une nef suivant un superbe plan en ellipse. Conservées dans un oratoire souterrain décoré en stucs, les reliques de saint Pons témoignent du passé prestigieux des lieux.

Le départ des bénédictins en 1792 et les événements liés à l’occupation française transforment les lieux en hôpital militaire. En 1834, Mgr Galvano fait appel aux Oblati di Maria Vergine, venus de Pignerol, pour reprendre la responsabilité du couvent. Des travaux d’agrandissement et de décoration sont réalisés à l’initiative de l’évêque. L’annexion du Comté de Nice à la France en 1860 transfère la propriété abbatiale à l’État français puis à la ville de Nice. Protégée au titre des monuments historiques en 1913, l’église est érigée en paroisse le 16 août 1914 avec l’abbé Bonaventure Salvetti pour curé.

Au cours du XXe siècle, le développement du Centre hospitalier universitaire Pasteur modifie progressivement l’abbatiale en chapelle de l’hôpital et les usures du temps et les dégradations endommagent sérieusement le bâtiment.

2019-06-03T11:16:29+02:00
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