Mgr Mathieu-Victor BALAÏN

évêque de Nice de 1878 à 1896

Matthieu-Victor Balaïn naît le 27 mai 1828 à Saint-Victor (Ardèche) dans une famille profondément catholique ; un de ses oncles, qui aura sur lui une réelle influence, est curé de Rochepaulé. Après des études au collège de Sainte-Barbe à Annonay tenu par les prêtres de Saint-Basile, il entre, à 18 ans, au Grand séminaire de Viviers tenu par les prêtres de Saint-Sulpice. Il y reste jusqu’au diaconat que lui confère Mgr Guibert, évêque de Viviers, et rejoint les oblats de Marie Immaculée. Il fait son noviciat à Notre-Dame de l’Osier près de Grenoble et entre dans la congrégation le 2 février 1852. Il est ordonné prêtre par Mgr de Mazenod le 6 mars 1852.

Espérant une mission, il est nommé professeur au Grand séminaire d’Ajaccio où il enseigne le dogme et la morale. En 1858, Mgr Capo d’Istria le nomme supérieur de l’école diocésaine de Vico. L’année suivante, il est nommé supérieur au Grand séminaire de Fréjus où il va rester 18 ans. Mgr Jordany, évêque de Fréjus, le nomme vicaire général. Pendant toutes ses années, il joue un rôle important dans sa congrégation. Au lendemain de la démission de Mgr Sola, il est nommé à Nice malgré les résistances qu’il tente d’opposer. Il est sacré à Fréjus par le cardinal Guibert, archevêque de Paris, le 25 février 1878 et fait son entrée solennelle à Nice deux jours plus tard.

Mgr Balaïn est un religieux qui voulait être missionnaire et qui, par la volonté de ses supérieurs, a consacré une grande partie de son ministère à la formation des futurs prêtres. C’est un homme discret, presque effacé, lui-même se qualifie de « sauvage ». Son successeur, dans l’hommage qu’il lui rend au moment de son décès, évoque un homme modeste, aux goûts simples, profondément religieux « étranger aux relations du monde ». Certains le trouvent ombrageux. Le prélat est prudent et prend longuement le temps de la réflexion avant toute décision. Son premier mandement adressé au clergé et aux fidèles du diocèse donne le ton de son épiscopat et de sa mission. Il se veut avant tout un père, et il l’exprime avec beaucoup d’humilité. Ancien supérieur de séminaire, il accorde toujours une attention particulière aux séminaristes, les « lévites du sanctuaire ». Le prélat pose la première pierre du nouveau Grand séminaire sur la colline de Cimiez et c’est son successeur qui l’inaugurera en 1898. Il soutient, crée et redonne une nouvelle ardeur aux œuvres déjà nombreuses dans le comté niçois. Mgr Balaïn est l’acteur et le témoin de l’évolution la plus notable du diocèse au XIXe siècle : le rattachement ecclésiastique de l’arrondissement de Grasse en 1886. Résultat de plus de vingt ans de négociations, le diocèse de Nice correspond désormais aux limites du département des Alpes-Maritimes à l’exception de l’archipel lérinien.

En 1896, après 18 années passées à Nice, Mgr Balaïn est nommé archevêque d’Auch. Il le restera jusqu’à sa mort en 1905.

Jean-Louis GAZZANIGA

Devise des O.M.I. :
Pauperes Evangelizatur
« Évangéliser les pauvres »

Devise de Mgr Balaïn :
Pro animabus vestris
« Pour vos âmes »

Au I, d’azur aux emblèmes des Oblats (une croix de calvaire sur un tertre avec la couronne d’épines entre les bras, et, à droite et à gauche de la croix, en sautoir, la lance et le bâton surmonté de l’éponge ; sous le tout O.M.I.) d’argent ;
Au II, d’or à la montagne à trois coupeaux de sinople, soutenues d’une mer d’azur en pointe ; au chef d’argent, à trois flammes naissantes de gueules rangées en fasce.

2017-10-12T09:02:12+00:00
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