Pèlerinage en Terre Sainte

Du 20 au 28 octobre 2018, 42 pèlerins des Alpes-Maritimes, âgés de 10 à 90 ans, ont participé à un pèlerinage en Terre Sainte. Ils étaient accompagnés par les pères Thierry Dassé et Sylvain Brison, en présence du père Guy Largillière.

La direction diocésaine des pèlerinages avait préparé un programme autour du thème : « Ouvrir la Bible avec le Christ ». Marches, méditations, messes. Le désert, la Mer Morte, Nazareth, le lac de Galilée, Bethléem… Une expérience riche de rencontres et d’intériorité.

La grenade est depuis l’antiquité le symbole de Jérusalem. Les prêtres du temple la portaient autour du cou. Ses nombreuses graines représentaient les 613 prescriptions de la Loi et l’unité de celle-ci. La tradition chrétienne y a vu un symbole du mystère Pascal évoquant l’amertume de la passion (lorsqu’on croque le fruit) et la douceur de la Résurrection (sensation gustative qui suit l’amertume).

Ce fruit, qui reste aujourd’hui encore le symbole de Jérusalem, est très présent dans la ville sainte, et rafraîchit les nombreux pèlerins qui s’y pressent. Il est aussi proposé sous forme de céramiques plus belles les unes que les autres.

À Jérusalem, on est impressionné par la diversité des cultures et des religions. Les chrétiens eux-mêmes y sont très divers, mais semblent bien exprimer l’unique amour de Dieu qui les rassemble, dans une communion qui dépasse les différences et exprime la grâce de l’Esprit Saint. J’éprouve une curieuse impression devant ce petit peuple de croyants (10 000 chrétiens sur 900 000 habitants dans la ville sainte). Il connaît l’amertume du mépris dont il peut être l’objet (minorité chrétienne dans la minorité arabe) et il témoigne de cette douceur d’être au Christ ressuscité, dans la diversité de ses traditions (orientales et occidentales).

Oui, Jérusalem, la ville de la paix, m’a donné ce sentiment étonnant qu’au cœur d’un monde dur et violent, les chrétiens peuvent, quelles que soient leurs dénominations, être des ferments de paix, des bâtisseurs d’amour, des témoins de cet Amour inconditionnel de Dieu pour tous hommes. “Les chrétiens sont dans le monde ce que l’âme est dans le corps” disait un auteur chrétien au début du IIIe siècle.

Puissions-nous être, nous aussi, dans la diversité de nos histoires et de nos communautés, les témoins fidèles de l’homme de Galilée qui passa de l’amertume de la passion à la gloire de la Résurrection.

Guy Largillière

2019-04-29T16:57:05+02:00
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