Le 24 avril 2021, le pape François a approuvé un itinéraire synodal pour la XVIe assemblée générale ordinaire du synode des évêques, sur le thème: «Pour une Église synodale: communion, participation et mission». Célébration d’ouverture dans le diocèse dimanche 17 octobre à 15h en la cathédrale Sainte-Réparate à Nice.

Conférence de presse du Vatican en vue de préparer le prochain synode, le 7 septembre 2021.

Le parcours pour la célébration du synode s’articulera en trois phases, entre octobre 2021 et octobre 2023, en passant par une phase diocésaine et une phase continentale, qui donneront lieu à deux Instrumentum Laboris différents, jusqu’à la conclusion au niveau de l’Église universelle.
Le synode des évêques est le point de convergence du dynamisme de l’écoute mutuelle dans l’Esprit Saint, menée à tous les niveaux de la vie de l’Église (cf. Discours du Saint-Père François en commémoration du 50e anniversaire de l’institution du Synode des Évêques, 17 octobre 2015).
L’articulation des différentes phases du processus synodal permettra ainsi une écoute véritable du Peuple de Dieu et la participation de tous au processus synodal sera garantie. Il ne s’agit pas d’un simple évènement, mais d’un processus qui implique en synergie le Peuple de Dieu, le Collège des évêques et l’évêque de Rome, chacun selon sa propre fonction.

Ouverture du synode (octobre 2021)
L’ouverture du synode aura lieu à la fois au Vatican et dans chaque diocèse. Le cheminement sera inauguré par le Saint-Père au Vatican les 9 et 10 octobre. Avec les mêmes modalités, dimanche 17 octobre, il s’ouvrira dans les diocèses, sous la présidence de l’évêque.

Phase diocésaine (octobre 2021-avril 2022)
L’objectif de cette phase est la consultation du peuple de Dieu afin que le processus synodal se déroule dans l’écoute de la totalité des baptisés. Pour cela, un Document préparatoire a été présenté le 7 septembre 2021, publié en six langues, accompagné d’un vade-mecum et d’une note.
Après la clôture de la phase diocésaine, chaque diocèse enverra ses contributions à la Conférence épiscopale. Une nouvelle synthèse sera alors constituée envoyée à la Secrétairerie Générale du synode.

Phase continentale (septembre 2022-mars 2023)
Le but de cette phase est de dialoguer au niveau continental sur le texte du premier Instrumentum Laboris, réalisé par la Secrétairerie Générale du synode (avant septembre 2022), en effectuant un nouveau discernement à la lumière des particularités culturelles spécifiques de chaque continent. Les Assemblées se termineront par la rédaction d’un document final, qui sera envoyé à la Secrétairerie Générale du synode.

Phase de l’Église universelle (octobre 2023)
La Secrétairerie Générale du synode enverra le second Instrumentum Laboris (rédigé avant juin 2023) aux participants de l’Assemblée générale ordinaire du synode des évêques. En octobre 2023 aura lieu la célébration du synode des évêques à Rome qui aboutira à un document final.

«Il n’y a pas de synodalité sans spiritualité, puisque la synodalité met au cœur le fait de marcher ensemble avec le Christ, et d’écouter l’Esprit Saint. Cette dimension spirituelle est donc vraiment une dimension essentielle de la synodalité, qu’il nous faut continuer à approfondir
Sœur Nathalie Becquart, xavière et sous-secrétaire du Synode des évêques

Célébration d’ouverture du parcours synodal dans le diocèse de Nice
dimanche 17 octobre à 15h
en la cathédrale Sainte-Réparate
(place Rossetti) à Nice.

Le synode des évêques

Il a été institué par saint Paul VI le 15 septembre 1965 par le motu proprio Apostolica Sollicitudo. Son institution a eu lieu dans le contexte du Concile Vatican II qui, avec la constitution dogmatique Lumen gentium (21 novembre 1964), s’était largement concentrée sur la doctrine de l’épiscopat, en sollicitant une plus grande implication des évêques pour les questions qui concernent l’Église universelle.

Le décret conciliaire Christus Dominus (28 octobre 1965) décrit ainsi l’organisme nouvellement institué «Des évêques choisis dans les diverses régions du monde, selon des modes et normes établis ou à établir par le Pontife romain, apportent au Pasteur suprême de l’Église une aide plus efficace au sein d’un conseil, qui a reçu le nom de synode des évêques. Et du fait qu’il travaille au nom de tout l’épiscopat catholique, ce synode est en même temps le signe que tous les évêques participent en une communion hiérarchique au souci de l’Église universelle» (n. 5).

Au fil des ans les normes synodales ont bénéficié d’améliorations successives, dont témoignent les diverses éditions de l’Ordo Synodi Episcoporum publiées en 1966, 1969, 1971 et 2006. Entre-temps, le code de droit canon (25 janvier 1983), canons 342-348, et le code des canons des Églises Orientales (18 octobre 1990), canon 46, ont intégré le synode dans le droit universel de l’Église, en en précisant la nature et le fonctionnement.

Récemment le pape François, avec la Constitution Apostolique Episcopalis communio (15 septembre 2018), a profondément renouvelé le synode des évêques, en l’insérant dans le cadre de la synodalité comme dimension constitutive de l’Église à tous les niveaux de son existence. En particulier, le synode se conçoit comme un processus articulé en trois phases:
– la phase préparatoire, durant laquelle a lieu la consultation du Peuple de Dieu sur les thèmes indiqués par le pontife romain;
– la phase de célébration, caractérisée par le rassemblement des évêques en assemblée;
– la phase de mise en œuvre, durant laquelle les conclusions du synode, approuvées par le pape, doivent être accueillies par les Églises. La phase centrale, durant laquelle les pasteurs font œuvre de discernement, est de cette manière précédée et suivie par des phases qui en appellent à la totalité du peuple de Dieu, dans la pluralité de ses composantes.

Le synode –qui jouit des services d’une Secrétairerie générale– se réunit en assemblées de types divers: assemblée générale ordinaire, pour les questions qui regardent le bien de l’Église universelle; assemblée générale extraordinaire, pour les questions urgentes à prendre en considération; et assemblée spéciale, pour les thèmes qui concernent principalement une ou plusieurs régions spécifiques.

Il revient au souverain pontife, en outre, de convoquer l’assemblée synodale selon des modalités qu’il établit lui-même.

Petit manuel de synodalité

En apprenant à développer la synodalité dans leurs instances de discernement et de gouvernement, les chrétiens proposent une voie qui pourrait inspirer des personnes en responsabilité dans d’autres secteurs de la vie sociale. Au milieu des difficultés que connaît l’Église catholique aujourd’hui, ils donnent ainsi le témoignage qu’une vie commune est possible, dans le respect des différences et des richesses individuelles. Cette vie synodale prend progressivement de l’ampleur sous l’impulsion du pape François. Selon lui «le chemin de la synodalité est celui que Dieu attend de l’Église au troisième millénaire». Du synode des évêques aux assemblées paroissiales, des synodes diocésains aux chapitres des congrégations religieuses, les processus mis en place pour favoriser l’écoute mutuelle, le dialogue délibératif, l’acceptation d’une décision commune, conduisent à transformer les personnes en faisant mûrir leur réflexion et leur jugement. Ce petit manuel de synodalité entend faire le point sur ce qui existe et se développe actuellement afin de contribuer à l’apprentissage communautaire que supposent toutes ces pratiques synodales. Préface de Nathalie Becquart.
Dominique Barnérias, Luc Forestier et Isabelle Morel, Petit manuel de synodalité, Salvator, 2021.