Les reliques de sainte Thérèse et des saints Louis et Zélie Martin

Du 28 novembre midi au 30 novembre 5h du matin, le Carmel de Carros accueille les reliques de sainte Thérèse et des saints Louis et Zélie Martin, ses parents.

2017 marque plusieurs anniversaires. Les 20 ans depuis que le Pape saint Jean-Paul II a proclamé « Sainte Thérèse, Docteur de l’Église » et patronne des Missions, le 19 octobre 1997. Elle est la troisième femme, après sainte Catherine de Sienne et sainte Thérèse d’Avila, à être proclamée Docteur de l’Église. C’est aussi le deuxième anniversaire de la canonisation des saints Louis et Zélie Martin (18 octobre 2015). Enfin, le 30 septembre 1897 au soir, il y a 120 ans, sainte Thérèse meurt à l’âge de 24 ans : « Je ne meurs pas, j’entre dans la vie. »

Les reliques renvoient à sainte Thérèse elle-même. Chercher à comprendre Thérèse, c’est se mettre à l’écoute de la façon dont elle a vécu la foi. Sa vie est un témoignage, son message est éclairant, ses attitudes sont libératrices, son discernement est plein d’équilibre. Mais en vénérant les reliques, le pèlerin ne vient pas seulement « se rappeler », il vient rencontrer Thérèse elle-même. Il peut vivre avec elle une expérience personnelle, unique, décisive parfois pour sa vie. D’une certaine manière, le passé de Thérèse ne l’intéresse que parce qu’elle est là, dans le présent, dans l’aujourd’hui, et que cette présence figure ce que le pèlerin sera demain.

« Avec l’Amour non seulement j’avance mais je vole… »
Sainte Thérèse

Spiritualité de sainte Thérèse : Confiance et abandon, Amour et Miséricorde

Thérèse se sait petite et faible. Elle nous propose le chemin de confiance d’abandon de l’enfant qui s’endort sans crainte dans les bras de son Père. Elle fait tout ce qui est en son pouvoir, mais elle attend tout de Dieu pour mener l’ouvrage à son achèvement : « C’est la confiance rien que la confiance qui conduit à l’amour ». Ce chemin passe par les petites choses de la vie quotidienne : Thérèse est attentive à l’extraordinaire de la présence de Dieu qui se donne à nous dans l’instant présent. Cette présence d’amour la fait aller de l’avant sans crainte.

A travers ses souffrances, elle continue d’aimer et de sourire. A la douleur physique s’est ajoutée l’épreuve spirituelle : il lui semble que son âme est envahie de ténèbres, que la vie éternelle n’existe pas. Dans ces tentations contre la foi, elle choisit de croire et elle s’abandonne avec confiance dans les bras du Père, se faisant solidaire des pêcheurs. Ses derniers mots : « Je ne me repends pas de m’être livrée à l’Amour… Mon Dieu je vous aime. »

Elle nous invite à nous abandonner simplement dans la confiance à l’Amour infini et miséricordieux de Dieu. Tout le monde peut suivre cette petite voie : « La sainteté n’est pas dans telle ou telle pratique, elle consiste en une disposition du cœur qui nous rend humbles et petits entre les bras de Dieu, conscients de notre faiblesse et confiants jusqu’à l’audace en sa bonté de Père. »

Histoire du couple Louis et Zélie

L’histoire du couple de Louis et Zélie est une histoire simple mais pas ordinaire pour autant. Si Louis a eu l’habitude des voyages, au gré des mutations de son papa militaire, de garnison en garnison, Zélie, quoique fille de militaire aussi -son papa était gendarme- n’a pratiquement pas voyagé, se déplaçant tout juste de quelques dizaines de kilomètres pour rallier Alençon à l’âge de 13 ans.

Leur histoire est originale. Désirant, l’un comme l’autre, devenir religieux, éconduits chacun pour leur part dans leur démarche, rendus à leur solitude de vie dans cette ville calme et paisible d’Alençon, ils se rencontrent sur le pont qui enjambe la Sarthe et se marient quelques mois plus tard.

Homme et femme de foi, travailleurs, bons éducateurs de leurs enfants (ils en auront neuf), engagés dans les œuvres sociales, soucieux de témoigner de leur foi, éprouvés par la maladie de Zélie, ils ne laissent personne indifférent. Dix-neuf années d’un réel bonheur vécu comme époux et en famille, puis dix-sept années où la famille Martin, transplantée à Lisieux, vivra dans le souvenir de leur épouse et mère regrettée.

Aujourd’hui, l’Église nous les offre comme modèles sur le chemin de la Sainteté parce qu’ils ont su, dans l’épreuve qui était la leur, « vivre d’Amour », pour rependre le titre d’une poésie de leur fille sainte Thérèse. Amour l’un pour l’autre, amour des parents pour leurs enfants, amour répandu en actes de charité au-delà du cercle familial.

Par leur vie simple et ordinaire, bien inscrits dans leur époque, la famille des saints Louis et Zélie Martin, avec ses joies et ses peines, est une chance et un exemple donnés à l’Église et au monde pour comprendre aujourd’hui, l’importance de l’amour vrai vécu en famille, entre époux d’abord et entre parents et enfants.

Au Carmel de Carros

Accueil des reliques mardi 28 novembre à midi, suivi de l’office de Sexte. None à 14h, vêpres à 17h, messe à 18h et veillée à partir de 20h30, chapelle ouverte toute la nuit. Mercredi 29 novembre : laudes à 7h, messe à 8h30, offices à 11h45 et 14h, vêpres à 17h, messe solennelle avec Mgr Marceau à 18h. Veillée à partir de 20h30, chapelle ouverte toute la nuit jusqu’à 5h, départ des reliques pour Lisieux.

Monastère du Carmel – 746, chemin du Goubet, 06510 Carros Village – Tél. 04 93 29 10 71

2017-11-16T16:48:36+00:00
Aenean diam id ultricies venenatis neque. ut leo justo sem, vel, suscipit