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Sainte Cécile : patronne des musiciens

Cécile de Rome, une des sainte Cécile, ou sainte Aziliz dans le calendrier breton des saints, est une sainte chrétienne. Elle aurait vécu à Rome, aux premiers temps du christianisme. Sa légende en fait une vierge qui, mariée de force, continua à respecter son vœu de virginité. On la fête le 22 novembre. Elle est la patronne des musiciens et musiciennes ainsi que brodeurs et brodeuses.

Histoire de Sainte Cécile

Elle vivait en Sicile, selon Venance Fortunat, et mourut pour la foi à Rome à une époque incertaine (176, 230, 220 sous Marc Aurèle ou 223 sous Alexandre Sévère). Elle aurait finalement été condamnée au martyre, après avoir converti de nombreuses personnes, dont son mari.
Un passage de sa légende affirme qu’en allant au martyre elle entendit une musique céleste. Cette anecdote en fera la patronne des musiciens, des luthiers et des autres fabricants d’instruments de musique. On la représente avec une couronne de fleurs, symbole de virginité, un plant de lys, un instrument de musique et une épée. Elle est souvent enturbannée et richement habillée, signes d’une origine patricienne. C’est l’un des martyrs des débuts de l’Église les plus vénérés.
Sa dépouille fut retrouvée en 821 dans les catacombes de Saint-Calixte puis transférée au quartier de Trastevere, où une basilique fut construite pour l’accueillir. Lors des fouilles de 1599, le corps fut exhumé et l’on s’émerveilla de le trouver intact et dans sa position d’origine. Cet évènement contribua à renforcer l’intérêt pour l’Église primitive, qui imprégnait certains milieux ecclésiastiques et intellectuels de l’époque. Le sculpteur Stefano Maderno (1576-1636), frère de l’architecte Carlo Maderno, était présent lors de l’identification de la dépouille. L’œuvre qu’il réalisa aussitôt rend compte de cette fascination devant les témoignages de l’Église originelle.

Sainte Cécile dans les œuvres musicales

En tant que patronne des musiciens, c’est naturellement sous ses auspices que se placent beaucoup de confréries musicales, de puys de musique ou d’académies, de l’Ancien Régime à nos jours. Du XVIe au XVIIIe siècle, de nombreux musiciens composent des motets pour l’office de sa fête ou des œuvres plus développées (liste sommaire, tant Cécile a inspiré les compositeurs).

  • Luca Marenzio a inclus un motet à sainte Cécile Cantantibus organis dans son recueil Motectorum pro festis totius anni, publié à Rome en 1585; (2e éd. Venise, 1588).
  • Abraham Blondet (maître de musique de Notre-Dame de Paris), Officii Divæ Ceciliæ virg. et mart. musicorum patronæ musici… [à 10 v.]. Paris : Pierre I Ballard, 1611-1612 (œuvre perdue).
  • Henry Purcell compose en 1692 avec son ode à sainte Cécile Hail! Bright Cecilia.
  • Alessandro Scarlatti Il martirio di santa Cecilia, oratorio donné pour la première fois 1 Mars 1708.
  • Charles Gounod a composé une messe solennelle en son honneur. La « première » de cette messe se déroula à l’église Saint-Eustache à Paris, le 22 novembre 1855, jour de la Sainte Cécile.
  • Le compositeur hongrois Franz Liszt a composé une œuvre chorale intitulée La légende de sainte Cécile en 1874.
  • Licinio Refice a composé en 1934 un oratorio scénique intitulé Cecilia, disponible au disque.
  • Benjamin Britten, né le jour de la sainte Cécile (22 novembre 1913), a composé en 1942 Hymn to St. Cecilia sur un poème de W. H. Auden, que ce dernier lui avait dédié.
  • Plus récemment, l’Estonien Arvo Pärt a composé Cecilia, vergine romana en 2000, commande de l’Académie nationale de Sainte-Cécile de Rome.
  • « Mes souliers sont rouges » ont joué un air (peut-être traditionnel) intitulé Sainte Cécile sur l’album Proches.
2017-11-17T11:50:08+00:00
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