Toussaint et commémoration des défunts

1er novembre : solennité de tous les saints. Ne serait-ce pas l’occasion de nous rappeler ce que signifient les dernières paroles du Credo : je crois à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Les prêtres (ou diacres) oseront-ils parler du Ciel, de l’Enfer, du Purgatoire ? Ce sont des questions essentielles pour tout homme ! On pourra trouver des expressions intéressantes dans « Youcat » n°146 à 164, on pourra relire le Catéchisme pour adultes des évêques de France (Ch. 7 : l’accomplissement de l’Alliance dans le Royaume de Dieu, p. 365 à 388) ou le Catéchisme de l’Église catholique (n° 988 à 1060).

2 novembre (un samedi cette année) : commémoration de tous les fidèles défunts. On peut inviter les familles qui ont perdu un être cher au cours de l’année écoulée, associer les membres du service des funérailles à la célébration ce jour-là, rappeler le sens de la mort chrétienne. Préparé par les derniers sacrements (réconciliation, onction des malades, viatique), le chrétien peut accepter sa mort dans un acte de confiance et d’amour envers le Père. Il peut en faire une « offrande spirituelle » en union avec le Christ.

Il serait important aussi de parler de la manière chrétienne de vivre les funérailles. L’église paroissiale est le lieu normal de la liturgie des funérailles (il est prudent de le prévoir dans ses dernières volontés), et la demande de l’eucharistie lors des funérailles par les familles doit être honorée dans la mesure du possible.

Les célébrations qui se font dans les athanées et crématoriums sont des moments de prières publiques non liturgiques (cf. décision 448 du synode). Elles sont souvent « conduites » par des laïcs, qui après une formation, reçoivent une lettre de mission du diocèse. La crémation n’est plus interdite par l’Église catholique depuis 1963; mais elle n’est cependant pas conseillée. Elle est contraire à toute la tradition biblique, juive et chrétienne. Jésus lui-même a été enseveli dans un tombeau. Elle entraîne une violence faite au corps, réduit en cendres en quelques heures, elle donne lieu à des pratiques aberrantes (dispersion des cendres), et quand on ne dépose pas l’urne dans une tombe ou un columbarium, elle empêche qu’il y ait un lieu de mémoire et de prière dans un cimetière. La pratique traditionnelle de l’inhumation permet mieux le « travail de deuil », le respect des corps, la solidarité familiale (dans une même tombe) et la prière au cimetière.

Il y a actuellement une propagande pour la crémation, pour des raisons idéologiques ou mercantilistes, de la part de groupes ou de sociétés de pompes funèbres. Il est bon d’avertir les fidèles des inconvénients de la crémation et de rappeler que, s’il y a crémation, il faut prévoir la célébration à l’église avant d’aller au crématorium (on ne bénit pas une urne). On peut redonner aussi le sens des intentions de messes pour les défunts : offrir une messe, prier pour les défunts, vivre une démarche de foi pour une indulgence à leur profit. C’est un acte de charité spirituelle. L’Église nous fait prier pour les défunts à chaque messe.

Enfin, l’Église recommande une visite au cimetière l’après-midi de la Toussaint ou le jour des Morts. Une bénédiction des tombes est organisée par les paroisses dans la plupart des cimetières. Les horaires seront publiés sur le site du diocèse dès la mi-octobre.

Bonne fête de la Toussaint, dans l’espérance que nous donne le Christ Ressuscité !

Chanoine Jean-Marie Tschann
Coordinateur diocésain du service des funérailles

2017-09-06T15:28:13+00:00
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