Vendredi 20 novembre après-midi, la Pastorale du monde scolaire du diocèse de Nice a remis au Secours catholique un chèque d’un montant de mille-neuf-cents euros. Une somme destinée à aider les personnes sinistrées après le passage de la tempête Alex, dans la nuit du 2 au 3 octobre.

«Transmettez tous mes remerciements aux enfants. Cet élan de générosité de la part des jeunes est une excellente idée par les temps qui courent!» Jean-Luc Nani, président de la délégation des Alpes-Maritimes du Secours catholique, a été touché par le geste. Le chèque lui a été remis par le père Laurent Giallo-Pierret, délégué épiscopal pour la Pastorale des jeunes, en présence de Marie Isnard Salviati, coordinatrice du Pôle solidarités, et Gwenaëlle Robic, animatrice diocésaine en pastorale scolaire à la Direction diocésaine de l’enseignement catholique.

Le montant récolté, de mille-neuf-cents euros, correspond à des participations financières à la treizième édition de Cap Montagne, une édition annulée après le drame dans les vallées. Samedi 10 octobre, la manifestation devait se tenir à Utelle sur le thème «Suis-je le gardien de mon frère ?» Depuis sa création, Cap Montagne réunit, le deuxième samedi d’octobre, environ six cents jeunes en classes de quatrième et troisième des aumôneries de l’enseignement public et de l’enseignement catholique des Alpes-Maritimes. Avec leurs accompagnateurs (responsables et animateurs des aumôneries, adjoints en pastorale scolaire, professeurs, chefs d’établissements, prêtres, religieux, religieuses, parents) ces jeunes, dont la majorité vit sur la bande littorale, marchent en montagne avec, pour fil conducteur, un thème pour jouer et réfléchir. La journée, en présence de l’évêque, se termine par la célébration de la messe. À la suite de l’annulation de Cap Montagne 2020, la Pastorale du monde scolaire, en lien avec le Pôle solidarités, a donc invité les jeunes à reverser leur participation financière (de quinze euros) afin d’aider les personnes sinistrées.

Depuis le 3 octobre, le Secours catholique est à l’œuvre dans la Vésubie, car il dispose sur place d’une équipe à Roquebillière. Exceptionnellement, l’association peut, dans l’urgence, soutenir par des chèques services des personnes dont le quotidien est mis à mal: besoin de meubles, d’appareils électroménagers, d’outils de travail pour des artisans… Des conventions sont alors négociées avec des magasins proches du lieu d’intervention. «Il y a aussi des gens qui ne veulent plus rester sur place, qu’il faudra aider à se réinstaller», précise Jean-Luc Nani.

Pour autant, l’association agit principalement dans le post-urgence. Le travail se fait en lien avec les CCAS, les maisons des solidarités départementales, avec le Secours populaire, la Croix-Rouge française, ou encore la Protection civile. Un dispositif, prévu pour la mi-novembre, a été reporté en raison du contexte sanitaire. Il devrait se déployer dès le début du mois de janvier dans la Vésubie et La Roya. Des bénévoles se rendront auprès des sinistrés pour prendre contact, les écouter, les orienter, les aider à reprendre une vie normale, leur proposer aussi un accompagnement spirituel. Comme l’explique Jean-Luc Nani, «c’est une opération de longue haleine.» Son souhait: que les jeunes puissent connaître à qui, à quoi a servi leur don. Le président du Secours catholique se dit prêt aussi à venir témoigner lors de Cap Montagne 2021.

Denis Jaubert